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Mémoire

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Pendant les années après le procès les installations de la station d’essai et les baraques en bois de la côté sud de la rue furent démontés. Les baraques en pierre furent préservées. Petit à petit personnes privés achetaient ces maisons et les transformaient en maisons individuelles. Le mine à ciel ouvert se remplissait d’eau et il est aujourd’hui un biotope précieux au bord du terrain d’exercice. Le camp de concentration fut oublié. En 1965 Victor Malbecq, qui entrât dans le camp de concentration à l’âge de 19 ans, retournait au lieu de ses souffrances. Il se renseignait sur le chemin pour le camp de concentration ancien. Incroyants les gens le regardaient. Ils ne savaient rien d’un camp de concentration. Enfin on lui donnait le renseignement qu’il y avait un «camp d’ étranger» à l’ext érieur du village.

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Cela durait jusqu’ à 1982 qu’on pouvait examiner les dossiers au Public Record Office de Londres concernant le camp de concentration de Schandelah et que la vérité retournait à Schandelah. Le Verts demandaient du secours au partis (CDU et SPD) faisant partie du conseil de la commune de Cremlingen à laquelle Schandelah appartenait pour élaboration de l’histoire locale. Le CDU offrait son aide autant que possible, le SPD ne répondait pas malgré avertissement. Au jour de pénitence et de prières en 1982 près du camp des prisonniers – le terrain est propriété privée – la première commémoration eut lieu. Au bord de la route nationale un croix en bois fut construit. 200 hommes environ participaient à cette manifestation. Des représentants des communes voisines n’ étaient pas venus. La cocarde de la couronne portaient les paroles de Ilse Aichinger : Qui oublie les mort, les tue de nouveau. La question centrale de la commémoration était, où se trouvaient-elles les tombes des hommes tués ici. Cependant avant que la recherche commençait, le souvenir arrivait dans le rouage bureaucratique de la voirie urbaine de la Basse-Saxe &agrav Wolfenbüttel, qui s’affirmait comme la propriétaire du terrain où la croix était construite et à l’opposition de quelques habitants de la colonie de Wohld, qui ne voulaient pas que leur domicile soit étiqueter comme terrain de camp de concentration ancien.

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Deux jours aprés la manifestation la voirie urbaine écrivait que la croix d’une grandeur de 180 cm environ était construite sans autorisation. Comme il n’y avait pas d’autorisation de construction le chef de département exigeait l’ élimination de la croix dans une semaine. Dans la lettre on ne pouvait découvrir ni la mention du camp de concentration, des victimes de la commémoration ni un mot compréhensif. Dans une réponse faite à une plainte de service de surveillance manquée contre le chef de département l’autorit é administrative de Basse-Saxe constatait plus tard, qu’une autorisation pour un tel objet de commémoration n’ était pas nécesaire. Mais on avait heurté le droit routier coutumier. Pour ne pas endommager le souvenir des victimes avec le marais bureaucratique de l’administration allemand, la croix fut enlevée dans le délai fixé et préservé pour des temps plus compréhensifs.

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Une habitante de la colonie qui activait la résistance contre la mémoire, affirmait le lendemain du jour de pénitence et de prières qu’on avait crée «un nouveau holocauste» avec cette «mise en scène». Et qu’il y avait maintenant des «yeux d’enfant gonflés de larmes, ils étaient intitulés de cochons juifs par ses condisciples». Dans une pétition à la Landtag de Basse-Saxe elle revendiquait de ne pas donner l’autorisation pour la construction d’un lieu commémoratif, mais de commémorer «dans un lieu neutre, pour exemple à l’ église ou dans la cimetière» de Schandelah. Quelques gens faisaient le reproche, qu’on aurait dû parler avec les habitants de la colonie au préalable de la commémoration. En effet cela aurait été mieux. Des hommes politiques communaux refusaient leur participation à la commémoration avec la justification de ne pas vouloir soutenir la politique du parti (prétendue). Le fait de faire de la politique du parti par l’abstinence n’était pas remarqué par eux.

La recherche pour les tombes dans les champs autour du terrain du camp de concentration fut sans succès. Au début de l’ann ée 1983 le député des verts au Landtag Christel Schuran apprenait sur demande, que les tombes se trouvaient dans la cimetière de Scheppau. En effet, à une distance d’ à peine 2 kilomètres du lieu du camp on trouvait dans la cimetière communale une étendue de tombes encadré de haies avec 61 dalles funéraires presque enfoncées dans la pelouse. Tout au fond dans un coin il y a toujours une colonne en pierre avec l’inscription peu informative: A la mémoire de ceux qui y reposent et à la mémoire des victimes de la tyrannie national-socialiste reposant ici. Pas une seule indication concernant la vérité du camp de concentration. Les dalles funéraires portent beaucoup de noms, mais aussi l’inscription «inconnu». Selon la liste de tombes ici reposent 14 Russes, 9 Lettons, 11 Français, 9 Danois, 6 Belges, 3 Allemands, 1 Tchèque, 1 Hollandais, 1 Espagnol, 1 Grecque, 1 Italien, 1 Polonais et 3 inconnus. Des Français furent transférés en France jusqu’ à l’année 1954.

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En octobre 1983 deux anciens prisonniers Eugène Marion de la France et Victor Malbecq de la Belgique visitaient Schandelah par l’entremise du lieu commémoratif de camp de concentration de Neuengamme. Ils retournaient pour la deuxième commémoration en novembre. Ils emmenaient aussi des camarades, entre eux Jean Everaert et Fritz Bringmann. En 1983, au jour de pénitence et de prières la première commmoration avec des survivants avait lieu sur la cimetière retrouvée de Scheppau – une fois de plus sans représentants de la commune de Cremlingen. Eugène Marion citait l’inscription du mémorial de déportation dans L’Ile de la Cité à Paris : Pardonnes, mais n’oublies pas. Cela fut la devise des prisonniers anciens après la libération. Et : Comment nous pourrions-nous oublier une telle épisode tragique de notre vie? Comment pourrions-nous chasser nos souvenirs affreux ?

Deux ans plus tard la commune de Cremlingen et le canton rural de Wolfenbüttel construisaient un monument dans la colonie, au bord de la mine à ciel ouvert de schiste. Dès lors, il y a ici chaque année en mai des commémorations organisées par la commune. Les anciens prisonniers y participent avec leurs parents. Le premier mai 1995 la ville de Königslutter construisait un monument avec un texte explicatif dans la cimetière de Scheppau.

La croix du jour de pénitence et de prires 1982 pouvait être érigé aussi pour toujours aprs avoir couché dans une grange longtemps. Depuis quelques années des membres de l’union locale du parti SPD s’occupent du soin du lieu commémoratif et préparent les tombes d’une manière digne à l’occasion de la commémoration annuelle.

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De survivors à Schandelah-Wohld, mai 1985

Gustave Delaunoit, Emile Kindt, Maurice Burosse, Henri Higelin, Victor Malbecq, Paul Jenn, Raymond Venara, Jean Jorissen.
Henri Ingelrest, Henri Bonnichon, Georges Siriex, Eugène Marion, René Olejniczak.